Témoignage de Vincent B.

Vincent B. était comme il se qualifie lui-même un « très très gros fumeur« . Trente années de tabagisme derrière ce « jeune homme » de 46 ans ! A raison d’un paquet par jour. « Ce qui coûte une fortune, première motivation pour arrêter, nous confie-t-il. Et ce qui a provoqué chez moi un sérieux problème de santé au niveau de l’os de la mâchoire, qui était en train de s’effriter… »

Le voilà donc un jour convaincu et motivé pour arrêter. Une première tentative avec des patchs se solde par un échec.

« Quand on est un vrai drogué, c’est très dur et on a besoin d’une aide pour ‘switcher’ de la cigarette vers quelque chose qui lui ressemble, explique-t-il. A ce titre, pour moi, la cigarette électronique est une invention vraiment formidable. Elle apaise de façon immédiate la sensation de manque physique, avec tous ses symptômes que sont les maux de tête, la bouche sèche, l’impression d’étau au niveau de la poitrine, ce qui n’était pas le cas des patchs qui diffusent de la nicotine pendant toute la journée à des doses régulières« .

Pour un sevrage tout en douceur

Sans encadrement ou conseil d’un professionnel de la santé, il a donc opté, le 25 août dernier, pour l’e-cigarette. « Je l’utilise en diminuant progressivement les doses de nicotine pour que le sevrage se fasse en douceur. J’ai commencé à 11 mg et je suis aujourd’hui passé à la dose la plus faible, soit 0,3 mg. Je suis à présent quasi débarrassé du manque physique. La prochaine étape sera psychologique. Je compte passer au liquide à 0 mg pendant deux ou trois semaines pour me donner l’illusion d’avoir encore quelque chose à fumer en main. Il faudra alors que je me débarrasse du manque psychologique. J’espère oublier le geste d’ici un mois. »

Pour Vincent, l’e-cigarette est une façon d’arrêter en douceur. « Je pense que c’est comme ça que cet objet devrait être considéré, poursuit-il. Comme une aide au sevrage, un médicament contrôlé et vendu en pharmacie. »

S’il est au courant des dangers potentiels pour la santé ? « Oui, bien sûr. Je connais notamment la polémique autour du liquide à base de propylène glycol. S’il n’existe apparemment encore aucune étude qui prouve que c’est sans aucun danger pour la santé, ce produit est également utilisé dans l’alimentation ou encore dans certains sprays. Et si on compare du e-liquide qui contient cette substance, de l’eau et des arômes avec les 4 000 substances que l’on retrouve dans la cigarette, il est clair qu’il n’y a pas photo : c’est moins nocif. »

Article écrit par Laurence Dardenne pour La Libre Belgique

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